Même pas honte !
J’ai alors décidé de braver toute pudeur, et de vous parler, sans honte, sans gêne, de ma série préférée (enfin, de l’une de mes séries préférées), j’ai nommé : Buffy the Vampire Slayer.
Il y a longtemps, dans un pays fort lointain, et pour tout dire dans une autre vie, je zappais d’une chaîne à l’autre, un samedi soir tard, quand je suis tombée sur une série un peu bizarre. De loin, ça ressemblait vaguement à Berverly Hills, mais avec… des vampires !!! J’ai regardé, ça m’a accrochée mais bon sans plus, fin de la première partie. J’y suis vraiment revenue plus tard, quand M6 a diffusé l’intégralité des saisons de Buffy, dans l’ordre et à une heure beaucoup plus décente (parce que je suis plutôt du genre couche-tôt, encore un secret honteux !).
Et là encore, quand j’en parle, en général ça fait marrer tout le monde. Mais je ne suis pas femme à me laisser abattre, donc je dis et je maintiens : cette série est une excellente série et je suis une grande admiratrice de Joss Whedon.
Pourquoi donc me direz-vous ?
Déjà, parce qu’il s’agit d’une série du genre fantastico-horrifique dont l’humour n’est jamais absent. Les scénarios sont variés, plutôt bien pensés, même si certains esprits chagrins peuvent leur reprocher de s’inspirer d’histoires très connues. En même temps, je pense sincèrement que toutes les histoires originales ont déjà été trouvées, et que le reste n’est qu’une variation à l’infini de quelques grands thèmes universaux.
La série tient sur la durée, avec, fait tout de même assez rare, un grand nombre de protagonistes récurrents. En gros, Joss Whedon a créé son univers, un univers cohérent et pérenne, au sein duquel les personnages évoluent. Certes, les premières saisons sont un peu « simples » du point de vue des histoires et des personnages. Mais lorsque l’on prend le temps de la regarder dans la continuité, on s’aperçoit que Buffy est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Comme pas mal de séries américaines ciblant les jeunes, elle aborde des sujets « de société » : la drogue, la violence, etc… Mais contrairement à elles, elle le fait sans tabou et cela ne se termine pas forcément bien. Les personnages sont ambivalents, même l’héroïne qui, rappelons-le, combat les Forces du Mal, a parfois un comportement limite. Sa meilleure amie vire carrément sorcière maléfique gothique, son petit copain (le troisième, je ne parle pas de cette serpillière d’Angel) est un vampire psychopathe meurtrier de masse, j’en passe et des meilleures…
J’ai parlé de l’humour… qui se marie toujours très bien avec le genre épouvante. Il n’y a qu’à regarder certains classiques : Le bal des vampires, Scream… et c’est également le cas ici. Mais je parle d’un humour un peu grinçant, tout le contraire d’une parodie. Dans Buffy, croyez-moi, on sourit ou on rit aussi souvent qu’on sursaute.
Le point culminant de cette série est d’après moi atteint lors du très connu épisode musical Once again with feelings. Construit à la manière d’une comédie musicale, entièrement composé par Joss Whedon - qui ne connaît rien à la musique mais qui s’en sort royalement – ce moment est le panthéon de la série. Je vous engage d’ailleurs vivement à le regarder, c’est édifiant ! Honnêtement, là, je dis chapeau bas au réalisateur et aux acteurs, qui s’en sortent plus qu’honorablement…Bon, je m’échauffe un peu là… Revenons au propos principal voulez-vous ?
Une très bonne série donc. Des personnages profonds, denses, de bonnes histoires, des effets spéciaux qui tiennent la route. Quoi d’autre ? Une bande-son assez énergique, ça c’est important. De l’humour, de l’action, du gothique… Et surtout UNE héroïne. Je ne vais pas vous faire de discours féministe, rassurez-vous, mais bon, quand même, vous avouerez que ça change (en bien, forcément en bien) de voir une petite blondinette toute pomponnée foutre une méga raclée à des gros costaud. Trop jouissif, d’autant que les combats sont très bien chorégraphiés. Voilà. Fallait le dire.
Bref bref bref… Je ne sais pas si je vous ai convaincus ou pas. En tout cas, la prochaine fois que vous entendez parler de cette série, attendez au moins une bonne minute avant de ricaner. Parce que la fille à l’air passionné qui vous en parle, là, c’est peut-être moi !
Si vous vous en savoir plus, il existe un site extrêmement complet et assez bien fichu qui analyse d’un point de vue sociologique et philisophique la série. Si si, je vous assure… Jetez un œil sur les liens.
Par Caramia, Vendredi 15 Septembre 2006 à 08:59 GMT+2 dans Les séries zaussi... (article, RSS)

Je propose qu'on fasse un "coming out" !!!
Pour ce qui est de Spike, j'avoue adorer ce personnage : complètement tordu, déjanté, cruel, vulnérable. Un régal !
non tu ne m'énerves pas, mais je vois bien où tu veux en venir... Et je t'avais reconnu espèce de petite jarnysienne 





