I want to believe !
X-Files bien entendu !
Il faut dire que cette série a occupé pas mal de samedis soir en ce qui me concerne (hey, j’étais jeune, n’allez pas croire que je n’ai pas de vie sociale, des fois je sors le samedi !).
Diffusée par la Fox en 1993, la série débarque en France dès 1994 sur M6, et c’est rapidement l’engouement pour ces histoires sombres et paranoïaques… Fox Mulder, interprété par le charismatique David Duchony, et Dana Scully, qui prend les traits de Gillian Anderson, deviennent des icônes pour une génération qui découvre à la fois le paranormal, le milieu informatique et les désillusions face au système politique. Une sorte de « freak geek » en quelque sorte !
La série propose deux niveaux de lecture. Les enquêtes classique de Mulder et Scully, portant sur des affaires classées du FBI dont le point commun est d’être inexplicables du seul point de vue de la science. Mais X Files c’est aussi « la petite histoire dans la grande histoire », qui prendra de plus en plus d’ampleur au fil des épisodes et des saisons, l’enquête qui porte sur le complot du gouvernement américain.
Au cours des 200 épisodes d’environ 40 minutes chacun, Mulder et Scully vont donc affronter toute une série de tueurs psychopathes, de monstres, d’extra-terrestres, d’abominations de toutes sortes, et surtout la plus dangereuse des créatures, le politicien corrompu, matérialisé par le personnage de l’homme à la cigarette. Le succès est foudroyant, d’une part parce que les scénarios sont cohérents, mais aussi parce que la série reflète tout à fait l’état d’esprit de l’époque… Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas, en étant plus ou moins axés sur le fameux complot.
L’autre point fort de X-Files est le respect absolu des règles des séries. On nous propose un couple d’enquêteurs avec une relation purement professionnelle, et donc platonique, mais avec une certaine ambiguïté. Ils respectent chacun leur rôle : Mulder le passionné, féru de paranormal, génial et inventif, qui s’oppose à Scully la froide scientifique cartésienne. Si dans certaines occasions, ils sortent de leur rôle, c’est pour mieux y revenir à l’épisode suivant. Des personnages récurrents assurent la pérennité de l’histoire, bons ou mauvais, parfois ambivalents (le supérieur de Mulder et Scully par exemple).
Personnellement, j’ai une préférence pour la saison 3 et la saison 4. La saison 3 fait définitivement la part belle aux épisodes humoristiques, presque sarcastiques : je pense entre autres à La guerre de coprophages, où une petite ville est littéralement envahie par des cafards tueurs (j’y ai vu un hommage à un des épisodes de Creep Show), ou Le seigneur du Magma, épisode burlesque avec des extra terrestres. La saison 4 quant à elle a produit des épisodes glauques au possible (et moi, quand c’est glauque, j’aime !), comme Sanguinarium qui se passe dans une clinique de chirurgie esthétique, ou La meute qui met en scène une famille dégénérée digne de Massacre à la tronçonneuse ou de La colline a des yeux. Sans oublier le magnifique et poétique Le pré où je suis mort, qui nous fait découvrir une facette insoupçonnée de la relation Mulder / Scully.
X Files est définitivement une série culte, avec une longévité assez impressionnante : pas moins de 7 saisons, une adaptation cinéma, une multitude de produits dérivés, des fans à foison et des sites internet en veux-tu en voilà… Par contre, j’ai malheureusement constaté un essouflement de la série dans le temps, surtout avec la disparition de D. Duchovny du générique, suivi par celui de G. Anderson. Mais X Files a tout de même signé le renouveau de la série fantastique à la télévision, ouvrant une voie royale pour d’autres séries...
Par Caramia, Dimanche 24 Septembre 2006 à 16:35 GMT+2 dans Les séries zaussi... (article, RSS)






