L’Echiquier du Mal
C’est la trame du roman-fleuve de Dan Simmons, l’Echiquier du Mal. Paru à la fin des années 1980, il se compose de trois livres précédés d’un prologue et raconte l’histoire sur plusieurs décennies d’hommes et de femmes ayant un Pouvoir, un Talent, celui de contrôler à loisirs les autres êtres humains. Ces personnes utilisent leur talent à des fins purement personnelles et répréhensibles, semant la mort et la désolation sur leur passage.
Ce livre, je l’ai lu et relu, avec à chaque fois la même émotion : dégoût, mais fascination également. Le génie de ce roman, outre une intrigue très complexe, réside dans les nombreuses références que l’auteur fait à la culture contemporaine. Des camps de la mort nazis aux prédicateurs, des arcanes du pouvoir aux guerres de gangs, nous assistons à un portrait sans concession de notre société contemporaine.
Les personnages sont attachants, les méchants fascinants, le récit haletant. Dan Simmons, loin de son univers SF habituel, explore les mécanismes de la manipulation et s’interroge sur les bases du pouvoir. Sans pitié pour ses personnages, qu’il décrit jusque dans leurs détails les plus sordides, il nous laisse un goût un peu amer dans la bouche… Un très grand roman, pour un très grand écrivain dont Stephen King lui-même estime qu’il est son plus grand concurrent. Et ça, ça vaut tous les titres, croyez-moi !
Par Caramia, Dimanche 3 Decembre 2006 à 16:57 GMT+2 dans Les livres, des fois ça fait peur (article, RSS)

). L'Homme fait ça tout seul et il s'en rend compte, n'est-ce pas pire ?






