Bestiaire – Le Loup-garou
Oui, oui, je suis très inspirée ces temps-ci, comme quoi, les jours passent et ne se ressemblent pas. C’est donc parti pour le deuxième article du bestiaire, qui porte sur une bête à poil qu’on n’a pas vraiment envie de caresser, j’ai nommé : le loup-garou.
C’est quoi un loup-garou ?
Le loup-garou, ou lycanthrope, est un homme qui se transforme en loup à la pleine lune, abandonnant toute volonté et toute raison, il cède à ses instincts sauvages de chasseur sanguinaire.
Il vient d’où ??
Il est issu d’anciens mythes, et ses origines se confondent parfois avec celles du vampire. Sous l’Antiquité, Hérodote mentionne des hommes-magiciens capables de se transformer en loups. Ovide raconte la naissance de la race des loups-garous lorsque Lycaon, roi d’Arcadie, et ses 50 fils servirent à leur hôte Zeus un plat à base de chair humaine. Pour les punir, ce dernier change Lycaon en loup. De nombreuses légendes en Europe Centrale font référence aux loups-garous, et en France à la fin du Moyen-âge, de nombreuses personnes sont jugées – et brûlées, on ne plaisantait pas vraiment avec ça – pour lycanthropie. Plus tard, de nombreuses légendes régionales en font état.
Le terme de garou (gerulphus en bas latin) vient de l’anglais vere wolf (werewolf en anglais moderne), lui-même issu du francique werwulf « homme-loup ».
Les faits connus
Le loup-garou est un homme maudit, qui subit une transformation bestiale les soirs de pleine lune. Comme de nombreux autres monstres, il craint les symboles religieux et peut être tuer d’une balle d’argent. Si sa transformation lui fait bénéficier de forces surhumaines, il reste un homme le reste du temps.
Des origines rationnelles ?
A priori non. Le mythe du loup-garou reflète simplement la fascination de l’homme pour la part de bestialité qui subsiste en lui, l’envie de céder aux instincts les plus primaires en toute liberté.
La lycanthropie existe cependant en chirurgie : le malade se croît transformé en loup.
Le loup-garou dans la culture
Si le loup-garou, moins romantique que le vampire, n’a pas produit une grande quantité de romans (le seul qui me vienne à l’esprit est le scénario de Stephen King), il est très représenté au cinéma.
De nombreux films le mettent en scène : la série des Hurlements, celle du Loup-garou de Londres, du Loup-garou de Paris, Wolf (avec Jack Nicholson et Michelle Pfeiffer), Underworld, Cursed de Wes Craven, Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban pour n’en citer que quelques-uns. Le premier film à parler de loup-garou date de 1913 et dure 18 minutes, il est très sobrement intitulé The Werewolf.
En résumé, un monstre qui reflète la dualité de l’homme... Comme le dit Hobbes, «l’homme est un loup pour l’homme», un danger pour les autres mais aussi pour lui-même.
Par Caramia, Mardi 30 Janvier 2007 à 13:28 GMT+2 dans Le Bestiaire (article, RSS)







