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Oh qu'il est difficile de donner son avis en toute impartialité lorsqu'on est fan ! C'est un défi, que dis-je un challenge que je vais cependant tenter de relever.
Bon, on se calme, on respire un bon coup et on reprend depuis le début.
28 Semaines plus tard est la suite de 28 Jours plus tard. Le film commence en plein milieu de l'épidémie, lorsque quelques survivants retranchés dans un cottage se font attaquer par une horde d'infectés. Un seul homme en réchappe, Don (Robert Carlyle, impeccable), laissant courageusement sa femme derrière lui.
Quelques semaines plus tard, les infectés sont tous morts de faim et la reconstruction de Londres et de l'Angleterre recommence, sous la férule de soldats américains mandatés par l'OTAN. Les enfants de Don, miraculeusement envoyés en vacances en Espagne avant l'infection, reviennent retrouver leur père. Transgressant les règles de sécurité en vigueur, ils retournent dans leur ancienne maison et retrouvent... leur mère, infectée mais ne présentant aucun des signes habituels de la maladie. Alice (Catherine Mc Cormack) est porteuse saine du virus, et son sang et sa salive peuvent contaminer son entourage. C'est bien entendu ce qui va se produire lorsque Don, repentant et contrit de l'avoir abandonnée, se laisse aller à l'embrasser... Le virus reprend, plus virulent que jamais.
Autant le dire tout de suite, 28 semaines plus tard n'est pas à la hauteur de 28 jours. Là où dans le premier épisode le scénario était suffisamment fin pour mettre en scène des personnages attachants, une histoire originale et des « zombies » effrayants, le second épisode ne joue que sur le registre de l'horreur. Les ficelles sont grosses, très grosses - je pense notamment à l'opposition vue et revue entre les méchants militaires qui exécutent sans réfléchir les ordres de leurs supérieurs et les gentils militaires dotés d'une morale qui les poussent à se sacrifier pour le bien commun. J'ai également en mémoire quelques oublis du scénario, quelques incohérences, qui m'ont un peu perturbée pendant le film. Mais je crois surtout que la psychologie des personnages n'a pas été vraiment creusée. On reste en surface, effleurant à peine la culpabilité du père, la soif de vengeance supposée de la mère, les motivations de la scientifique. Les bonnes idées du film - car il y en a - ne sont pas exploitées, et c'est fort dommage. Le spectateur reste sur sa faim.
Tout n'est pas pour autant à jeter. Car même s'il reste en deçà du film de Danny Boyle, 28 semaines plus tard est un excellent film de « zombies » (je sais, les réalisateurs ne revendiquent pas le terme, mais bon autant appeler un chat un chat). La scène d'ouverture est à proprement parler hallucinante de tension - je crois que mon voisin de fauteuil doit encore avoir la marque de mes ongles incrustée sur son poignet. Cette scène est magistrale, énervée, amorale, bref un petit bijou qui ne me fait pas regretter d'avoir vu le film. Je déplore simplement le fait que le reste ne soit pas à l'avenant. La musique est la même que dans l'opus précédent, obsédante, et elle démontre encore une fois qu'un film n'est rien sans une bande-son appropriée. Les scènes de désolation et de poursuite dans Londres sont parmi les meilleures du genre.
Je m'aperçois que je ne vous facilite pas vraiment la tâche... Si vous comptiez sur moi pour vous donner un avis tranché et définitif, il est clair que je n'ai pas rempli ma mission. Je vous dirais donc simplement que 28 semaines plus tard est un bon film de genre, pas le meilleur, mais il trouve sa place dans ma cinémathèque. Et que le meilleur moyen de se faire une opinion, c'est d'aller le voir soi-même...

28 semaines plus tard (28 weeks later) - 2007
Réalisé par Juan Carlos Fresnadillo
Avec Robert Carlyle, Catherine McCormack, Rose Byrne, Mackintish Muggleton, Imogen Poots
Scénario de Juan Carlos Fresnadillo, Enrique Lopez Lavigne, Jesus Olmo, Rowan Joffe
Sur CreepBlog : un film de zombies ce soir ?
Sur le web : le site officiel
Par Caramia, Mardi 25 Septembre 2007 à 09:29 GMT+2 dans Scary Movies ! (article, RSS)







