CreepBlog

Melting Pot

 

J'avoue, je ne tiens pas les promesses que je me fais à moi-même. J'avais dit que je n'irai pas le voir, mais j'ai craqué, la curiosité a été la plus forte... Le dernier ( ?) volet de Resident Evil, « Extinction ».

 

Un préambule avant de commencer : je n'ai pas vu le deuxième épisode et je garde un souvenir assez confus du premier opus. Mais rassurez-vous, cela ne m'a empêchée pour autant de suivre les aventures de la surhumaine Alice, incarnée par Milla Jovovich. Qu'est-ce qu'elle est balèze ! Presque aussi forte que Buffy. J'adore voir des héroïnes féminines se battre, je trouve ça euphorisant. Le seul problème c'est que je sors souvent surexcitée, prête à me confronter au premier rugbyman venu. Enfin bon, revenons au film.

 

Le scénario est simple : une multinationale, Umbrella Corp., a accidentellement répandu un virus meurtrier, transformant les êtres vivants en zombies assoiffés de sang et dévastant l'écosystème terrien qui n'est plus qu'un vaste désert. Quelques rescapés tentent tant bien que mal de survivre, alors qu'Alice est recherchée par Umbrella, les méchants scientifiques étant persuadés que son ADN est la clé (la clé de quoi, ça reste un peu flou, mais ils ont l'air très décidés à la récupérer).

 

Le film est basé sur l'action. Ce qui en soi n'est pas répréhensible - et là, ami lecteur, tu te doutes qu'il y a un « mais ». MAIS (je suis heureuse d'avoir un lecteur aussi perspicace) c'est bien aussi lorsqu'il y a un scénario, et une homogénéité dans le film. Ce qui n'est pas le cas dans Resident Evil Extinction.

 

Je passe sur les incohérences du personnage principal, qui résiste à tout, développe sur commande des pouvoirs télékinétiques et reste maquillée à la perfection. Après tout, c'est ce que l'on nous sert dans les James Bond depuis des dizaines d'années, et ça ne choque plus personne. Par contre je déplore le manque flagrant de créativité et d'inventivité. Regarder Extinction, c'est revoir à la fois Mad Max 2 et Alien 4. La terre est un immense désert, les survivants sont dépendants des réserves en essence... Alice a été clonée des dizaines de fois, pour permettre l'étude de sa mutation, et elle tombe nez à nez avec le fruit des expériences ratées de Umbrella Corp. Si ça vous rappelle furieusement quelque chose, pas de panique, c'est tout à fait normal. On assiste également à un remake d'une scène des Oiseaux d'Alfred Hitchcock, sans parler des images de zombies récurrentes qui rappellent d'autres films.

 

Encore une fois, les producteurs nous démontrent qu'ils préfèrent s'appuyer sur des ficelles bien classiques. Et qu'importe si elles sont usées jusqu'à la corde, et que le film distille une impression criante de déjà-vu. Le spectateur optimiste y verra un hommage, ou une influence. Moi je n'y vois qu'une imposture.

 

Resident Evil - 2007

Réalisé par Russel Mulcahy

Avec Milla Jovovich

Scénario de Paul Anderson


Sur CreepBlog : la niouze du film

Sur le web : le site officiel du film


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